Autonomisation économique de la femme au Burkina Faso : Une stratégie nationale pour la promotion de l’entreprenariat féminin

Le lundi 11 mai 2015, le ministère de la promotion de la femme et du genre(MPFG) a organisé un atelier de validation de la stratégie nationale de promotion de l'entreprenariat féminin. Plus d'une soixantaine de participants ont pris part à cet atelier.La cérémonie d'ouverture a été présidée par Madame la ministre de la Promotion de la Femme et du Genre, Madame Bibiane Ouédraogo/Boni.L'entreprenariat féminin constitue la principale porte d'accès à l'autonomisation économique des femmes au Burkina Faso. Cependant, il ressort de toutes les analyses que la pauvreté a un visage féminin et que les inégalités d'accès aux ressources sont en défaveur de la femme burkinabè.

En réponse à cette problématique, le gouvernement burkinabè a inscrit la création du fonds d'appui à la promotion de l'entreprenariat féminin comme mesure spécifique pour lancer ce secteur de développement. C'est ainsi que le ministère de la promotion de la femme et du genre(MPFG) a entrepris l'élaboration d'un document référentiel qui est la stratégie nationale de promotion de l'entreprenariat féminin. Au cours de cet atelier il s'agissait pour les différents acteurs d'apporter des amendements au document provisoire élaboré et qui sera ensuite soumis au conseil des ministres pour adoption.

Les femmes contribuent beaucoup à l'économie nationale

Parlant d'entreprenariat féminin, on remarque que les femmes interviennent dans de multiples et divers domaines de la vie de notre pays. Madame la ministre l'a si bien souligné dans son discours : «Les femmes contribuent à l'économie nationale à tous les niveaux. Elles occupent plus de 60% des activités de production et sont surtout présentes dans les domaines de l'agriculture, l'élevage, la sylviculture, le petit commerce, la production et la transformation» a-t-elle laissé entendre. Aussi, elle n'a pas manqué de relever les obstacles que rencontrent les femmes et qui entravent le développement de leurs activités économiques. Elle a cité entre autres le manque de garanties pour l'accès au crédit, le défaut de propriété de terres, le faible accès aux moyens de production, les contraintes familiales, les pesanteurs socioculturelles, le faible niveau de revenu des femmes, l'analphabétisme, et surtout l'absence de coordination des interventions dans le domaine de l'entreprenariat féminin. C'est avec l'appui de la Banque mondiale que le Ministère de la promotion de la femme et du genre a procédé à l'élaboration de ce document référentiel dont la vision est: «Un entreprenariat féminin, dynamique, diversifié, contribuant efficacement au développement du Burkina Faso à l'horizon 2025 »

DCPM/MPFG