Session de la condition de la femme à New York : La situation des jeunes filles et des femmes au Burkina Faso et les mesures prises par le Gouvernement pour améliorer la condition des femmes

En marge de la 59ème Session de la Commission de la Condition de la Femme, l'Union Africaine a organisé une rencontre ministérielle sur le thème : « Comment assurer le leadership des jeunes femmes et jeunes filles africaines dans le contexte de l'agenda 2063 ? ».

A l'occasion de cette rencontre, Madame la Ministre a fait une déclaration sur la situation des jeunes filles et des femmes au Burkina Faso et les mesures prises par le Gouvernement pour améliorer la condition des femmes

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Dans sa déclaration, Madame la Ministre a rappelé quelques dispositions juridiques mises en place pour lutter contre les inégalités entre hommes et femmes, les discriminations et toutes les formes de violences faites à l'égard des femmes. Elle a relevé également quelques progrès, à savoir, la représentation progressive des femmes au parlement, leur présence dans les différents secteurs d'activités comme l'armée, la gendarmerie, la police, etc. Elle a souligné que les femmes en milieu rural vivent une situation particulièrement difficile caractérisée, entre autres, par la non possession de documents administratifs, le faible accès au financement, à l'emploi et à la formation professionnelle.
Face à cette situation, le Gouvernement a élaboré un programme dénommé « une femme, un acte de naissance, une carte nationale d'identité ». Dans le domaine politique, la participation des femmes aux sphères de décision demeure faible. Sur le plan économique, la proportion des femmes qui ont accès à la terre reste encore faible, en dépit des actions menées ces dernières années pour lutter contre les inégalités dans ce secteur. Aussi, a-t-elle formulé les recommandations suivantes :
- l'élaboration d'une stratégie nationale de promotion de l'entreprenariat féminin;
- l'élaboration d'une stratégie d'accélération de la transversalité du genre dans tous les secteurs d'activités;
- l'effectivité de la loi sur le quota genre ;
- la prise en compte effective de l'aspect genre dans l'élaboration des programmes de développement ainsi que l'allocation des ressources financières conséquentes;
- l'adoption d'une politique nationale de protection et de promotion des jeunes filles afin de lutter contre les violences basées sur le genre dans la société burkinabé;
- une plus grande sensibilisation et motivation des jeunes filles à s'inscrire dans les filières scientifiques ;
- la création d'un réseau national et sous régional de jeunes filles en vue de partager les bonnes pratiques et expériences ;
- la formation des jeunes filles en leadership ;
- le menthorship avec l'encadrement des femmes leaders modèles.
Les actions menées par le Burkina Faso pour améliorer la situation de la femme burkinabé ont été appréciées par les délégations présentes. L'expérience burkinabé a fait école et rendez-vous a été donné pour la session prochaine.

DCPM/MPFG